Construire des ponts à la place des murs
Posted in Non classé on 24. nov, 2009
Nous sommes tous un peu coupables, Nous avons souvent peur des autres, de l’inconnu. On dresse des barrières entre les hommes, entre les cultures, entre les régions, entres les races, entre les religions, entre des idées differentes.
Quand j’étais sur la route, tout cela saute aux yeux. Moi qui avait quelques peur des pays musulmans, je me suis aperçu que c’était dans ces pays qu’habitait les habitants les plus accueillants. Au Kirghizstan, après de nombreux mois en terre musulmane, j’ai été rattrapé par les faits.
Moi qui avait un peu peur d’entrer en Bosnie, un pays en guerre il y a plus de 10 ans, j’ai trouvé des Bosniaques avec une joie de vivres que j’ai rarement vu ailleurs, avec une sécurité et une sureté du pays phénoménale. La guerre, c’était il y a 10 ans.
Moi qui aurait pu croire qu’en Iran tout le monde allait me lapider ou me lancer une bombe atomique à la tête, j’ai découvert un pays incroyable envers l’étranger qui est considéré très haut dans la hiérarchie divine.
En russie, je pensais que tous les russe était des bandits ivrogne, malhonnête et froid. Il y a bien des bandits, des ivrogne et certaines personnes un peu renfermé sur eux même, mais l’immense majorité m’a traité comme peu de gens dans nos pays européen le feraient, me prenant en charge, me nourrissant, me logeant, réparant les affaires, répondant a mes questions et me donnant leurs chaleurs humaines sans jamais me laisser tomber.
Qui aurait pu croirent ça en regardant les journaux, les livres de classes, les magazines, certains livres, ou en écoutant des personnes parlant sans savoir. Nous fermons les yeux pour mieux voir ce qui nous arrange. Notre culture s’effrite de plus en plus, notre connaissance du monde aussi. Nous nous refermons sur nous même par mépris de l’autre par auto-suffisance, par ignorance, par manque de culture et d’education.
Quid de l’Afghanistan ? Pourquoi l’Afrique n’arrive pas a développer son agriculture alors qu’on donne des subventions ignobles a nos agriculteurs européens et américains.
Arrêtons de construire des murs entre nous, construisons plutôt des ponts et peut-être qu’on se sentira plus en harmonie entre nous. Arrêtons de penser à court terme, à notre petit nombril pour les 4 ou 5 ans de présidence à venir mais pour les 50 ans futur. Par ce que les peuples essayent juste de survivre et de sourire…

